Il se met à tuer tout ce qui bouge par amusement, et rit du sort des pauvres bêtes.
Un jour, il tue une biche, puis son faon, puis se retrouve nez à nez avec le mâle « tout noir » qui l’effraie et lui dit : « tu tueras père et mère ! ». Julien l’occit, mais la prédiction du cerf va l’obséder.
Il décide d’arrêter de chasser et d’éloigner les armes, un accident est si vite arrivé.
Une fois, une épée lui ayant échappé des mains frôla son père avant de se ficher dans le plancher.
Une autre fois, il lui sembla voir un oiseau blanc, comme une colombe, dépassant d’un talus. Il le visa avec son arc, mais s’aperçut soudain avec horreur que c’était le fichu blanc de sa mère.
Il décida de quitter le foyer familial afin d’éloigner la malheur, mais non sans larmes.
Il se mit au service d’un prince, pour qui il combattit dans batailles et guerres, où il fut très vaillant. Après avoir tenté de le récompenser de diverses façons qui laissèrent Julien indifférent, le prince décida de lui donner sa fille en mariage.
La prédiction du cerf semblant s’être éloignée, Julien se remit à chasser, laissant son épouse à la maison.
Un jour, alors que Julien était parti chasser, un couple de vieillards très affaiblis se présenta à la maison, et déclarèrent être les parents de Julien. Ils étaient partis à sa recherche depuis très longtemps et n’avaient plus rien, avaient fini par mendier.
La jeune femme les reçu, leur donna à manger, et leur dit d’attendre Julien, parti à la chasse.
La nuit vint et la jeune femme proposa au vieux couple de dormir dans son lit.
Lorsque Julien arriva, il pénétra à tâtons dans la chambre, afin d’embrasser son épouse. Il sentit une barbe, un homme ? Un amant ? Il tua les deux personnes dans le lit.
La jeune femme, alertée par le bruit, arriva dans la chambre avec une lumière. Effondré, le jeune couple compris le malheur.
Après les obsèques de ses parents, Julien dit à son épouse : « tu feras exactement ce que je vais te dire », et partit en ermite.
Il construisit une cabane en boue séchée et branchages, où il dormait dans un lit de feuilles mortes.
Ayant trouvé une barque, il faisait passer les gens qui le payaient en nourriture diverse. C’était sa façon de se mettre au service des autres.
Un jour, de l’autre rive, un lépreux l’appela. Julien le fit traverser le rivière.
Le lépreux lui dit « j’ai faim », Julien le nourrit, « j’ai soif », il lui donna à boire, « j’ai froid », il le coucha dans son lit de feuilles mortes.
« J’ai encore froid, viens près de moi me réchauffer », ce que Julien fit.
Alors le lépreux devint très grand, plus grand que la cabane et monta au ciel.