Mais un jour, en descendant d’un toit, Coupeau tombe dans la rue et se blesse gravement. Gervaise veut le soigner au domicile et ne veut pas qu’il aille à l’hôpital. Pour cela elle a recours à un médecin.
Mais la convalescence s’éternise, Coupeau perd l’habitude et le goût au travail. Il remet toujours au lendemain la reprise du travail. Il finit par perdre son emploi.
Pendant ce temps, Gervaise acquiert sa boutique de blanchisseuse grâce à l’aide d’un voisin, Goujet, un forgeron amoureux d’elle.
La fête
Un jour, Gervaise organise un grand repas où elle invite les gens du quartier, y compris les parents de son mari, qui l’avaient accueillie froidement lors de l’officialisation de leur union, « ah c’est vous la femme ? Quelle idée de se marier ».
Les deux parents pincent les lèvres pendant toute la fête et font moult remarques sur l’étalement de l’abondance. Gervaise ne cache pas son plaisir de les vexer et de leur renvoyer l’ascenseur.
De son coté Coupeau fanfaronne, à cette fête, avec ces « collègues », ou plutôt camarade de boisson, qui sont également invités.
Un jour on apprend que Lantier, l’ancien amant de Gervaise, aurait été vu rôdant dans le quartier. Gervaise en est glacée et se demande quels ennuis cela augure-t-il .
Coupeau et Lantier sont sur le point d’en venir aux mains, mais très vite cela tourne à la camaraderie de boisson, Lantier se révélant n’être qu’un buveur oisif de plus au crochet de Gervaise.
On le loge en contre-partie d’un loyer qu’il ne paiera jamais.
Les deux parasites, Coupeau et Lantier, le mari et l’ancien amant de Gervaise, boivent et mangent ce qu’elle gagne, ce qui la plonge dans des dettes qui marquent le début d’une déchéance inexorable.
Elle se refuse à Goujet, le forgeron amoureux d’elle, qui lui propose de partir avec lui et de quitter cette vie.
Un jour de « bordée » particulièrement chargée de Coupeau, elle le trouve par terre dans l’appartement, endormi dans son vomis. Elle se donne à Lantier par lâcheté, « c’est de la faute à Coupeau ».
La déchéance
La déchéance continue, elle finit pas vendre la boutique, puis elle va porter au clou jusqu’aux menus objets, les uns après les autres.
Elle finit par mendier et par boire, elle aussi.
En traînant dans les rues elle trouve Coupeau, et lui implore de lui donner « à manger », il lui répond : « tu n’as qu’à manger tes poings, garde l’autre pour demain ».
Un jour, Goujet la trouve dans cet état, traînant dans les rues. Il l’invite chez elle et lui donne à manger. Elle mange lentement en pleurant, les larmes tombent dans l’assiette.
Il renouvelle sa proposition de « l’emmener », mais elle refuse en disant que c’est trop beau, qu’il faut que cela reste intact dans leur souvenir. Elle réalise qu’elle gâcherait tout comme elle a gâché toute sa vie.
En revanche elle se donne à quelque gros homme dégoûtant, qui maltraitait sa petite fille, qui en est morte. Elle se donne à lui comme pour dire que c’est tout ce qu’elle mérite.
« L’assommoir » est le nom d’un débit de boisson du quartier.
Dans le premier volume, Zola fait parler Coupeau, dans un langage très pittoresque, digne d’un dialogue de Michel Audiard.