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Graine de cow-boy

Ralph Moody

Récit d’un enfant de huit ans dans l’Ouest américain du début du XXième siècle. Le narrateur est le deuxième des enfants, peut-être le plus grand des garçons, je ne me souviens plus, et compte deux sœurs plus petites.

Leur père étant atteint d’une maladie des poumons et ne pouvant plus supporter la ville, on doit partir à la campagne, en espérant trouver un air meilleur. Il doit changer de métier et devenir fermier.

La famille obtient un terrain et une maison rudimentaire dont il faut se contenter. En grandissant, l’enfant aide son père au travaux de la ferme, comme le font ses frères et sœurs à la mesure de leur âge.

L’accueil du voisinage est diverse, entraide, amitié, respect, mépris.

Un jour un homme, connu pour s’être retiré dans la montagne, arrive, accompagné d’un Indien taiseux et philosophe. L’homme blanc est accueilli par la maîtresse de maison tandis que l’Indien reste dehors et s’assoit sur quelque pierre plate, contemplant sans cesse le paysage au loin.

Le jeune garçon s’approche de l’Indien et lui parle en anglais, n’obtenant comme réponses que des grognements. Mais il se comprennent à demi-mots et, bientôt, sans même parler. Une amitié naît.

Lorsqu’il sera en difficulté, le jeune garçon appellera l’Indien et ira le chercher dans la montagne. Il obtiendra son secours ainsi que celui de l’ermite blanc.

Le garçon grandissant, son père lui donne à monter un cheval qu’on vient d’acquérir. Comme cela revient à tour de rôle aux enfants lorsqu’un nouvel animal arrive, le jeune garçon a le privilège de donner un nom au cheval.

Un jour, alors que le jeune garçon et son père se sont éloignés du domicile avec les bêtes, une tornade apparaît au loin et semble se rapprocher dangereusement de la maison. Les deux hommes rentrent au grand galop pour porter secours à la famille.

Mais, en traversant un pont, le cheval se prend un pied dans un trou, quelque planche cassée du pont. Le jeune homme est éjecté, indemne, mais le cheval ne survivra pas.

La santé du père ne s’améliore pas. Lorsqu’il n’est plus là, c’est au jeune garçon que la mère fait signe, pour commencer le repas, après le Bénédicité.

Il est devenu un homme.

Cette nouvelle est probablement autobiographique.
Traduction de F. de Barby.
Illustrations de Henri Dimpre.

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