Aller au contenu principal

CM63 Site web personnel


  • Accueil
  • Mes lectures
  • Mathématiques
  • Login

La faute de l'abbé Mouret

Émile Zola

Serge Mouret est le deuxième fils de François Mouret et de Marthe. Avant que n’arrive le drame raconté dans « La conquête de Plassans », les enfants sont mis à l’écart. Désirée, la jeune fille indigente, est confiée à une tutrice. Octave, l’aîné, va faire carrière dans un grand magasin, comme nous l’apprenons dans « Au bonheur des dames ». Et Serge entre au séminaire.

Comme le disait la cuisinière-servante de François Mouret : « Il sera si mignon en soutane ».

Lorsque le roman commence, Serge est nommé dans sa première paroisse, un village perdu et reclus, un peu comme un clan. Il a une servante, une « forte femme », qui s’occupe aussi de sa sœur Désirée, qu’il a pris sous son aile. La jeune sœur indigente se prend de passion pour les quelques animaux de ferme de la cure, dont une vache.

Serge vit son sacerdoce à fond, s’éloigne tant qu’il peut des choses de ce bas monde, et se consacre entièrement à Dieu. Cela aboutit presque à un anéantissement de sa personne et lui ôte la santé.

Pour le soigner, son oncle, le docteur Pascal, l’envoie chez un athée marginal, nommé Jeanbernat, qui vit avec sa nièce Albine dans une propriété à l’abandon appelée Le Paradou.

Albine et Serge vivent d’abord comme deux amis, au milieu de cette nature décorée de ruines. On a l’impression que Albine est aussi ingénue que la sœur de Serge, Désirée, mais on finit par comprendre qu’elle se refrène, ne voulant pas brusquer Serge, souhaitant que leur passion l’un pour l’autre grandissent au même rythme.

On alterne entre amourettes et contacts distants, entre désir de l’une et pénitence de l’autre, qui se rend compte qu’il est « tenté par le malin ».

Albine fait retrouver à Serge les beautés de cette nature, mais aussi ceux des sens, et bientôt les plaisirs charnels. Serge dit à Albine qu’il l’aime, qu’elle est sa femme.

Puis il fait volte face encore une fois, mais de façon définitive. Albine essaie de le conquérir à nouveau, en lui rappelant les bons moments passés au Paradou, mais il répond en lui racontant les premiers plaisirs de sa vocation, à l’église, au séminaire.

C’est un terrible quiproquo qui se termine par une « va-t-en ! » de Albine.

Albine va cueillir une quantité invraisemblable de fleurs et de plantes odorantes au Paradou, les poser sur le sol d’une pièce peu aérée, et on devine qu’elle meurt asphyxiée, elle s’est suicidée.

Dans la dernière scène du livre, Serge, l'abbé Mouret, officie pour les obsèques de Albine.

https://www.litteratureaudio.com
Babelio.com

Ce site est construit et géré grâce au CMS Backdrop .