Pour le soigner, son oncle, le docteur Pascal, l’envoie chez un athée marginal, nommé Jeanbernat, qui vit avec sa nièce Albine dans une propriété à l’abandon appelée Le Paradou.
Albine et Serge vivent d’abord comme deux amis, au milieu de cette nature décorée de ruines. On a l’impression que Albine est aussi ingénue que la sœur de Serge, Désirée, mais on finit par comprendre qu’elle se refrène, ne voulant pas brusquer Serge, souhaitant que leur passion l’un pour l’autre grandissent au même rythme.
On alterne entre amourettes et contacts distants, entre désir de l’une et pénitence de l’autre, qui se rend compte qu’il est « tenté par le malin ».
Albine fait retrouver à Serge les beautés de cette nature, mais aussi ceux des sens, et bientôt les plaisirs charnels. Serge dit à Albine qu’il l’aime, qu’elle est sa femme.
Puis il fait volte face encore une fois, mais de façon définitive. Albine essaie de le conquérir à nouveau, en lui rappelant les bons moments passés au Paradou, mais il répond en lui racontant les premiers plaisirs de sa vocation, à l’église, au séminaire.
C’est un terrible quiproquo qui se termine par une « va-t-en ! » de Albine.
Albine va cueillir une quantité invraisemblable de fleurs et de plantes odorantes au Paradou, les poser sur le sol d’une pièce peu aérée, et on devine qu’elle meurt asphyxiée, elle s’est suicidée.
Dans la dernière scène du livre, Serge, l'abbé Mouret, officie pour les obsèques de Albine.