L'argent

Émile Zola

Dans ce roman, nous retrouvons Aristide Saccard, le mauvais garçon de la lignée des Macquart, qui avait changé de nom, déjà pour raison de mauvaise réputation, dans « La Curée ».

Il lance la création de la « Banque Universelle », devant financer des projets au Moyen Orient. Il attire autant d’actionnaires qu’il peut, petits et gros, en faisant miroiter le fait qu’il va « donner Jérusalem » au Pape.

S’en suit un montée vertigineuse de la valeur de l’action. Certains, parmi les premiers acheteurs commencent à s’inquiéter de cette situation irréaliste, et à se dire qu’il vaudrait mieux vendre, afin d’assurer le bénéfice. Mais, s’ils lui demandent conseil, Saccard les persuade de ne pas vendre et, au contraire, de continuer à acheter s’il le peuvent, afin de le soutenir, ne pas le laisser tomber.

Car il faut résister à l’offensive des « baissiers », menés par le banquier juif Gundermann. On se demande comment ils font pour vendre encore « de l’Universelle », alors que l’action continue à monter.

Mais à plusieurs reprise, Zola nous explique qu’il y a des agents doubles, qui achète officiellement et font revendre par des hommes de paille, ou le contraire.

Madame Caroline est une femme qui n’a pas eu d’enfant et vit avec son frère. Ce frère est ingénieur et supervise l’un de ces grands travaux financés par la Banque Universelle.

Saccard fait la connaissance de Madame Caroline et l’aide à financer ses maisons pour les enfants, dont elle s’occupe, Il la convainc d’acheter des actions de la Banque Universelle, en lui faisant miroiter des gains colossaux, car cette montée ne fait que commencer.

Parallèlement, s’établit, entre Saccard et Madame Caroline, une liaison, amoureuse ou assimilée. Puis, Madame Caroline découvre qu’elle n’est pas la seule. Après une crise de jalousie, qui va passer, elle se remet toujours à flot, contente de la vie, et lui pardonne.

Au fur et à mesure que l’action monte, son frère, avec qui elle correspond, lui conseille de vendre, avec de plus en plus d’insistance. Saccard la dissuade en disant qu’elle ne va pas le laisser tomber alors qu’il est en pleine ascension, et menacé par les « baissiers », ce serait une trahison.

Mais elle vend tout de même, progressivement, en cachette de Saccard, et sur les conseils de son frère. Lorsque l’action atteint son sommet et commence à s’effondrer, elle a vendu ses dernières actions au prix le plus fort.

Ce sera la seule qui ne perdra pas tout, lorsque l’action va s’effondrer de plus de trois mille francs à quelques centaines.
Cette catastrophe entraîne avec elle des centaines d’épargnants qui perdent ainsi leurs économies ou leur héritage, et sont ruinés.

Saccard aussi, est ruiné, mais il en l’habitude, « toujours sans le sous et dépensant des fortunes », des autres, évidemment.
Suite à une action en justice d’un des épargnants ruinés, Saccard et le frère de Madame Caroline sont arrêtés pour escroquerie, le deuxième pour complicité ou en tant qu’associé.

Madame Caroline va voir son frère en prison, mais pas Saccard, qu’elle considère comme responsable de tout ce désastre.
Mais ils font appel, et Saccard profite de la libération provisoire pour aller en Hollande se lancer dans quelqu’autre affaire...