Dans ce roman, Henri Troyat décrit la fin de vie d’un réfugier russe, venu en France au début du XXième siècle. Nous sommes probablement dans les années 60, il a deux fils, qui ont une bonne situation en France, épouse et enfants. Il vit dans un appartement, assisté d’une ancienne domestique de la grande époque, Hélène Alexeïevna, qui l’insupporte, mais dont il ne peut se passer, pour la vie de tous les jours, les soins, etc.
La vie du vieil homme est ponctuée de souvenir des jours heureux en Russie, où il sautait du train pour accueillir sa jeune épouse, et où ils avaient résidences au bord de mer et domestiques.
Un jour l’ancienne épouse d’un des fils vient voir le vieil homme, dont elle est encore très proche, et lui demande d’intercéder en sa faveur afin que son ex-mari lui revienne. Il accepte de faire quelque chose et ils se quittent avec un baiser sur le front, comme s’ils étaient encore beau-père et bru.