Elle a des dons de sculpteure (de la pierre) et de modeleuse (de la glaise, utilisée ensuite pour faire des moules pour des œuvres en bronze). De façon impromptue, elle s’isole des siens, s’enferme dans son atelier et se met à créer, avec une rapidité et un génie qui l’étonne elle-même. Puis elle rejoint sa famille, ferme l’atelier à clef, et se jure de ne plus jamais y mettre les pieds. Jusqu’à ce qu’une nouvelle période de « crise » survienne.
Elle n’a pas manqué de faire un buste de son fiancé, puis de son mari, accompagné de ses enfants, ainsi que d’elle-même, regardant ailleurs…
La traduction
Tout cela est bien beau, mais la traduction française est particulièrement nulle. Ah ce n’est pas une de ces très belles traductions d’un Jack London ou d’une Tracy Chevalier !
Des américanismes à tous les étages. Ainsi que des fautes de français : à trois reprises, la traductrice (Germaine Delamain) dit d’un personnage qu’elle est « absurde ». En principe on ne qualifie d’absurde qu’une parole ou un écrit, mais pas une personne.
Une dernière pour la route : en lieu et place de « ça a été... », elle écrit « ç’a été… ». Je n’avais jamais vu ça, c’est nouveau, ça vient de sortir.
On a l’impression que le livre a été traduit par un lycéen, à l’occasion de quelque devoir de classe.