Parmi mes lectures

La curée

Émile Zola

Aristide Maquart, le fils « mauvais garçon » du fondateur de la dynastie, a un fils d’un premier mariage : Maxime. A quarante ans et quelques années, il se remarie et épouse une jeune femme entre vingt et trente ans, Renée, qui ne sera guère plus âgée que Maxime.

Les deux époux sont aussi dévoyés l’un que l’autre, amants et maîtresses sont connus et tolérées, y compris du fiston.

Lorsque le roman commence, la marâtre et le beau-fils sont de sortie dans une calèche, en promenade dans « le Bois ». Maxime informe Renée que son amant en titre se morfond, qu’il ne comprend pas qu’elle le fuit. Renée charge Maxime d’officialiser la rupture, « il m’embête ».

Pendant la promenade, le pied de Maxime effleure celui de Renée. L’auteur nous explique que ce geste est innocent, sans conséquence. Alors pourquoi nous en parle-t-il ? Le lecteur comprend qu’il nous prépare à quelqu’anguille sous roche.

Après ces présentations, l’auteur fait un flash back sur les débuts d’Aristide. Il est dans une situation minable, traîne dans les rues les mains dans les poches, en rêvant de faire l’affaire du siècle. Il va voir son frère qui, lui a une bonne situation, et lui quémande « une place ». Celui-ci lui répond que c’est possible, mais qu’il faudra qu’il y mette du sien et, en substance, qu’il sorte les mains de ses poches.